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Saint-Michel

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Approche cognitivo comportementale et lien social

La thérapie cognitivo-comportementale est une thérapie brève, qui vise à remplacer les idées négatives et les comportements inadaptés par des pensées et des réactions en adéquation avec la réalité. Elle aide progressivement à dépasser les symptômes invalidants, tels que : les rites et vérifications, le stress, les évitements et les inhibitions, les réactions agressives, ou la détresse à l’origine de souffrance psychique.

Les TCC ont été fondées, d'abord, sur les théories de l'apprentissage : conditionnement classique, conditionnement opérant, théorie de l'apprentissage social. Puis elles ont pris pour référence les théories cognitives, en particulier le modèle du traitement de l'information.

Ces apprentissages, ainsi que les processus cognitifs qui les accompagnent, peuvent jouer un rôle causal direct dans l'étiologie d'un trouble psychopathologique, ce rôle causal n’étant pas nécessairement unique. Les troubles psychopathologiques sont en effet dans de nombreux cas d’origine multifactorielle.

L'habituation est l'inverse de la sensibilisation ; c'est un processus physiologique très général, forme élémentaire et primitive d'apprentissage qui peut être assez facilement utilisée comme paradigme expérimental et principe thérapeutique. Chez la personne souffrant de réponses émotionnelles excessives, l'habituation par présentation prolongée et répétée des stimuli (principe d'exposition) aboutit à la diminution de la force des réponses inconditionnelles contrôlées par le tronc cérébral et le complexe amygdalien. En revanche, la présentation brève des stimuli évocateurs d'obsessions et de compulsions ou de phobies ne fait qu'accroître l'intensité des réponses motrices, cognitives et végétatives futures. Il s'agit du phénomène inverse de l'habituation : la sensibilisation.

Les principes de l'apprentissage « social » par imitation de modèles ont été étendus aux problèmes cliniques. Ils sont surtout appliqués pour le développement de la compétence sociale par les jeux de rôle : le patient, après avoir joué une interaction sociale, observe des modèles compétents qui donnent leur version de la situation et s'inspire des modèles pour en donner sa propre version.

En général, il faut 45 minutes d'exposition pour aboutir au phénomène d'habituation. Le thérapeute doit donc proposer aux patients phobiques ou obsessionnels, des séances répétées et prolongées plutôt que des séances brèves et espacées. Ainsi, le plus connu des principes utilisés en TCC est l'exposition aux situations anxiogènes. Celle-ci est en général effectuée de manière graduelle et précédée d'une phase d'exposition prolongée et répétée en imagination qui vise à habituer les réponses physiologiques inadaptées et à éteindre les réponses motrices d'évitement.

La TCC est indiquée pour toute personne en souffrance, désireuse de retrouver un mode de vie plus en adéquation avec les exigences de la réalité.

Le but de la TCC est d’aider la personne à retrouver une autonomie et des relations interpersonnelles plus faciles.

Pour ce faire, la TCC cible les objectifs suivants :

  • s’affirmer, en se confrontant aux situations stressantes par une habituation progressive,
  • endiguer de façon pragmatique le symptôme sous ses multiples formes, en modifiant les a priori et les idées obsédantes véhiculées par l’anxiété,
  • travailler à la restauration revalorisante de sa propre image, en reconsidérant ses réelles qualités et potentialités,
  • lutter contre les conflits internes et les croyances anxiogènes (sources d’anxiété),
  • chercher des moyens alternatifs, qui permettent d’identifier et de corriger les pensées automatiques.

En résumé, la thérapie cognitivo-comportementale aide la personne à mieux comprendre les schémas de pensées négatives à l’origine de la détresse psychique et repose sur l'idée que la modification des schémas cognitifs joue un rôle central dans le processus psychothérapique.